Archivio mensile:Giugno 2020

A mia madre…

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– « Voglio andare via »,
hai detto
– « Dove vorresti andare ? »,
falsa e pietosa
ti ho chiesto.Fuori c’era il sole,
ho preferito pensare
che volessi solo respirare
il tepore lieve dell’aria.

Non mi hai risposto
e poche ore dopo
davvero te ne sei andata.

Dove non so…
so solo che te ne sei andata
e mi hai lasciato sola…

Sicuramente
non avresti voluto
lasciarmi così da sola…
Sicuramente
saresti voluta restare,
amavi la vita
ma la vita ha le sue leggi
e tu eri solo una donna.

– « Je veux partir »,
as-tu dit
– « Où souhaites-tu aller ? »,
t’ai-je demandé,
fausse et pitoyable.
Dehors le soleil brillait
et j’ai préféré croire
que tu désirais seulement respirer
l’air tiède et léger.

Tu ne m’as pas répondu
et peu de temps après
tu es vraiment partie.

Où, je l’ignore
mais je sais que tu as disparu
et que tu m’as laissée seule.

Sans doute
n’aurais-tu pas voulu
me quitter de cette façon,
certes,
tu aurais voulu rester,
tu aimais la vie
mais elle a ses lois
et tu n’étais qu’une femme.

Allora, ora…

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Pensieri informi
che non riecono
ad organizzarsi
e il cielo è una cappa
grigia e afosa.Parole imprecise
disperatamente
cercano sinonimi
e la mente insegue
vitalità e armonie perdute

Altre estati,
altri raggi di sole,
che sempre arrivano
troppo obliqui
o troppo stanchi.

E noi eravamo uno :
l’astro che tutti cercano
e in molti
non trovano.

Eravamo l’invidia
sui volti della gente
la gioia nell’abbraccio
l’armonia
nell’armonica natura.

Noi. Una volta :
Ed ora nel ricordo.
Ora che il cielo è grigio.
Una cappa d’afa.

Je n’arrive pas
à organiser
mes pensées informes
et le ciel est un manteau
gris et lourd.
A des mots vagues, en vain
je cherche des synonymes
et mon esprit court
après une vivacité
et une harmonie perdues.

A nouvel été, autre soleil
dont les rayons
toujours arrivent
trop obliques
ou trop fatigués.

Et nous ne formions qu’un,
idéal que tous cherchent
mais que beaucoup
ne trouvent pas.

Nous étions l’envie
sur les visages des gens,
la joie dans l’étreinte,
à l’unisson
dans une nature harmonieuse.

Nous le fûmes autrefois,
ce n’est plus qu’un souvenir,
alors que le ciel est gris,
une chape étouffante.

Al di là dell’inspiegabile…

infinity-spaceUna volta scrutavo il cielo. Mi piaceva perdermi nell’infinito e chiedermi cosa ci fosse al di là dell’inspiegabile e dell’assurdo.

Dell’assurdo, sì. Perché, pare un controsenso chiedersi il perché delle cose, dell’esistenza umana, mentre la Verità esula dalle possibilità raziocinanti dell’uomo.

Ora, non mi faccio più domande, mi sono persa in una noiosa distrazione, che definire divertissement sarebbe troppo.

Il m’arrivait de scruter le ciel, cela me plaisait de me perdre dans l’infini et de m’interroger sur ce qu’il y aurait au-delà de l’inexplicable et de l’absurde.

De l’absurde, oui. Parce qu’il semble un contresens de se demander le pourquoi des choses, de l’existence humaine, alors que la Vérité dépasse les possibilités rationnelles de l’homme.

Maintenant je ne me pose plus de questions, je me suis perdue dans une distraction ennuyeuse, qu’il serait abusif de définir divertissement.

Ad una figlia…

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Non gettarmi addosso,
ti prego,
le tue prime delusioni :
ho ancora le mie sulla pelle
non metabolizzate,
che come ferite
mai rimarginate,
sanguinano ancora.
Che dico ? Ma che dico ?
Con chi può parlare una figlia ?
E che importa
se le ferite di una madre
sanguinano ancora ?Vieni, piccola,
ti abbraccio :
uniamo le nostre ferite,
ora come allora
siamo unite,
come quando la mia vita
era la tua vita,
il mio nutrimento,
il tuo nutrimento.
Sia il sangue
delle stesse ferite
ora il nostro cemento.
Vieni,
ho voglia di abbracciarti.
Ne me jette pas à la face,
je t’en prie,
tes premières déceptions !
Toujours vives, les miennes
collent encore à ma peau,
telles des plaies mal cicatrisées
qui saignent sans cesse.
Mais qu’est-ce que je raconte ?
À qui une fille
peut-elle se confier ?
Quelle importance
si les blessures d’une mère
suppurent encore ?
Viens, ma petite,
que je t’embrasse
et unissons nos souffrances,
nous sommes liées
aujourd’hui comme hier
lorsque ma vie
était ta vie
et ma nourriture
la tienne.
Que le sang
des mêmes plaies
soit maintenant notre ciment.
Viens,
que je t’embrasse !

Accettare…

Avevano le margherite spalancato
gli occhi al sole
gaie bevevano
felicità dai raggi.Passava un uomo
curvato dalla sofferenza
solo un poco lenita
dall’aria di primavera.Si chiedeva l’uomo
il perché del dolore
e della legge crudele della vita.Risplendeva il sole.

Accettare è godere
del lungo o breve spazio
dell’esistenza.

Les marguerites avaient ouvert
leurs yeux au soleil
– gaies, elles buvaient
le bonheur de ses rayons.
Un homme passait
courbé par la souffrance
quelque peu soulagé
par l’air de printemps.

L’homme se demandait
le pourquoi de la douleur
et de la cruelle loi de la vie.Le soleil resplendissait.Accepter, c’est profiter
du temps, long ou bref,
de l’existence.