Ad una figlia…

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Non gettarmi addosso,
ti prego,
le tue prime delusioni :
ho ancora le mie sulla pelle
non metabolizzate,
che come ferite
mai rimarginate,
sanguinano ancora.
Che dico ? Ma che dico ?
Con chi può parlare una figlia ?
E che importa
se le ferite di una madre
sanguinano ancora ?Vieni, piccola,
ti abbraccio :
uniamo le nostre ferite,
ora come allora
siamo unite,
come quando la mia vita
era la tua vita,
il mio nutrimento,
il tuo nutrimento.
Sia il sangue
delle stesse ferite
ora il nostro cemento.
Vieni,
ho voglia di abbracciarti.
Ne me jette pas à la face,
je t’en prie,
tes premières déceptions !
Toujours vives, les miennes
collent encore à ma peau,
telles des plaies mal cicatrisées
qui saignent sans cesse.
Mais qu’est-ce que je raconte ?
À qui une fille
peut-elle se confier ?
Quelle importance
si les blessures d’une mère
suppurent encore ?
Viens, ma petite,
que je t’embrasse
et unissons nos souffrances,
nous sommes liées
aujourd’hui comme hier
lorsque ma vie
était ta vie
et ma nourriture
la tienne.
Que le sang
des mêmes plaies
soit maintenant notre ciment.
Viens,
que je t’embrasse !

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